Salon de l’Agriculture 2020 : conférence de presse

Présentation du Salon de l’Agriculture 2020

Le Salon International de l’Agriculture 2020 se déroulera comme chaque année au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris. L’occasion pour une partie des Français de découvrir les produits du terroir et les représentants de l’agriculture française. La conférence de presse de l’événement est animée par Thierry Guerrier. Jean-Luc Poulain, président de l’événement, et Valérie Leroy, directrice du pôle agriculture de Comexposium, interviennent pour présenter l’événement et ses objectifs.

La diversification comme maître-mot

Jean-Luc Poulain, commence par rappeler que l’agriculture bénéficie actuellement d’un climat économique plutôt apaisé sur la plupart des filières. Un certain nombre d’incompréhensions mutuelles demeurent néanmoins entre monde rural et monde urbain.  Historiquement, les Trente Glorieuses ont vu la suprématie d’un modèle unique de production intensive.

Aujourd’hui, le schéma a changé parce que la demande sociétale a profondément changé également. L’agriculture amorce en conséquence un virage vers la diversification, qui induit le besoin de plus d’idées et de plus de bras, d’où le thème de cette année : « l’agriculture vous tend les bras ».

Ceci permet à des gens qui ne sont pas issus directement du monde agricole de pouvoir revenir à la production agricole et d’en vivre en faisant fructifier leurs idées dans ce domaine. Tout cela n’était pas possible il y a encore vingt-cinq ans.

Dans tous les cas, il faut s’adapter au changement et à la diversité, qu’il s’agisse d’agriculture traditionnelle ou d’agriculture plus récente. Quelle que soit la production, animale ou végétale, quels que soient les compétences, les méthodes et les terroirs sollicités, on constate une très large diversification. Ceci conduit à plusieurs types de productions pour le même type de produit.

Quelles sont les spécificités du Salon International de l’Agriculture 2020 ?

Le thème du Salon International de l’Agriculture a été choisi relativement à l’ouverture sociale impulsée, afin d’inviter les jeunes, du CAP au Bac+5, à envisager une carrière dans les métiers de l’agriculture (production brute ou agroalimentaire).

Il s’agit ainsi de répondre à une demande, donc à un besoin, en France, en matière d’offre et de qualité de produit. Ce surcroît de communication doit aussi remédier aux idées reçues dans le domaine. Aujourd’hui, les modes de consommation font aussi que certains habitants ruraux, voisins d’exploitations agricoles, n’ont plus l’occasion de s’y rendre et ont donc peu de chances de s’y intéresser.

Néanmoins, les acteurs du monde agricole (syndicalisme, chambres d’agriculture, coopératives) font d’énormes efforts pour rompre la glace et répondre à la demande sociétale.

Valérie Leroy ajoute que la thématique a été délibérément pensée pour pouvoir se déployer de manière transversale. Elle est très standard, afin que chaque acteur puisse se l’approprier. Elle est présente sur presque tous les stands, dans un souci de pédagogie propre au Salon International de l’Agriculture.

La motivation majeure de visite a d’ailleurs changé, passant du simple plaisir de voir des animaux au besoin de discuter avec des agriculteurs afin de mieux comprendre leur métier, leur rôle, ainsi que l’impact des mesures politiques mises en œuvre par le ministère de l’Agriculture.

Ils sont demandeurs de vrais échanges et reviennent, quelques années plus tard, plus avertis sur ces sujets. Les agriculteurs exposant des produits végétaux ou animaux sont les premiers à le remarquer. La traçabilité en régions, en particulier, est un souci récurrent.

Le Concours Général Agricole est l’animation-phare de l’événement, sa colonne vertébrale en quelque sorte. Cette institution fêtera cette année ses 150 ans. Il se décline dans plusieurs spécialités : animaux, vins, produits, jeunes professionnels et agro-écologie. Ces cinq familles sont présentes au Salon International de l’Agriculture et le public va pouvoir rencontrer les personnes qui passent ce concours.

Les jurés sont bénévoles, mais tous professionnels du domaine. Ils ont été formés à la dégustation. Le public pourra également les rencontrer, ainsi que les commissaires et leurs adjoints qui travaillent autour de cet événement. En outre, cette année, un partenariat a été initié entre un lycée agricole français et une école chinoise. Les étudiants chinois vont venir participer au trophée national des lycées agricoles. Erasmus est aussi partenaire dans le cadre d’échanges européens.

Comme dit plus haut, l’accent n’est plus mis seulement sur l’agroalimentaire, les débouchés autres sont aussi repensés pour répondre à une demande sociétale croissante en ce sens. Dans cette perspective, une centaine de mètres carrés sur le Salon International de l’Agriculture seront dédiés cette année aux produits biosourcés et à leur impact sur notre quotidien.

On en trouve en effet dans les textiles, dans des matériaux de construction comme dans des objets communs. En parallèle, sont aussi cultivées des plantes à destination des énergies.

 

Intervenants : Thierry Guerrier (journaliste, animateur de la conférence), Jean-Luc Poulain (président du Salon) et Valérie Leroy (directrice du Salon).

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