Joël Sillac, son éleveur

Joël est l’heureux ambassadeur de la race Bazadaise. Nous lui avons posé quelques questions afin de mieux le connaitre. 

Joël Sillac est l’éleveur de notre égérie 2016 du Salon International de l’Agriculture. Agé de 45 ans, il est marié à Angélique Sillac et est le père de deux enfants, Pierre et Clémence. 

Comment êtes-vous devenu éleveur de Bazadaises?

Je suis devenu agriculteur à l'âge de 20 ans en reprenant l'exploitation familiale en 1990, mais j’ai toujours été au milieu des bêtes depuis tout petit.

J'ai grandi dans une ferme modeste où le petit élevage de Bazadaises, avec la production de veaux de boucherie sous la mère, était le socle du revenu de la famille et la fierté de mon père.

Il y avait seulement 12 vaches parce que c'était le nombre de places disponibles dans les étables.

Et aujourd’hui, comment est organisée votre exploitation ?

Aujourd'hui je travaille avec Angélique, ma femme. Sur l'exploitation de 160 hectares, plus de la moitié de la surface est en herbe, pour nourrir le troupeau.

Le troupeau se compose de 160 animaux : 60 vaches, autant de génisses qui deviendront de futures vaches, deux taureaux, des jeunes veaux et une douzaine de boeufs qui font la renommée des qualités bouchères de la race. 

Dans mon troupeau, j’ai également quelques Vosgiennes, race que j’ai connue lors de mon premier Salon International de l’Agriculture en 1993.

Vous êtes donc un habitué du Salon International de l’Agriculture…que représente pour vous le fait que la race Bazadaise soit à l’honneur cette année ?

Avoir notre race à l’honneur au salon, c’est l’occasion pour nous de rendre hommage à nos « pères » de la race qui ont su la maintenir dans une période où tout devait s’uniformiser.

Ils ont su nous donner l’envie de la développer et nous transmettre des valeurs pour que soyons fiers d’élever de la Bazadaise. Je pense pour ma part à Marcel Bergeras, Henri Manseau, André Lasserre, tous trois anciens éleveurs, qui font partie intégrante de l’évolution de la race Bazadaise et qui ont lutté pour la sauvegarde de ces vaches et pour que des éleveurs puissent reprendre le flambeau. Ce sont eux aussi qui m’ont appris à vivre et apprécier le Salon International de l’Agriculture. 

Et le fait d’en être le « représentant » ?

C’est un peu comme être un ambassadeur pour tous les éleveurs de Bazadaises. C’est aussi un moyen de faire découvrir la race et montrer que nos animaux sont adaptés à tout type d’agriculture, climats, de plaines, de montagnes. Montrer que la race Bazadaise, chargée d’histoire et respectueuse des traditions, est tournée vers l’avenir grâce à ses qualités d’élevage et bouchères.

… Oui, vous vouliez ajouter ?

Plus personnellement quand je serai au salon, j’aurai une pensée pour mon père et mon frère, parce que cette consécration est aussi celle de ma famille  qui m’a toujours suivi dans ma passion.

J’aimerais aussi remercier mes copains qui ne m’ont pas découragé à aller dans le métier d’agriculteur, les gens qui m’ont vu grandir et tous ceux que j’ai croisés et qui ont su m’accompagner.

Comme à chaque fois que je monte au Salon avec une vache, et comme tout bon Gascon, j’aurai une bouteille d’Armagnac dans les valises, mais surtout j’emmènerai  avec moi, ma ferme et mon village !

 

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