Suite à la décision des organismes de sélection bovins de ne pas participer au Concours Général Agricole des animaux, les bovins et l'égérie seront exceptionnellement absents du Pavillon 1

Un symbole fort pour l’édition 2026

Si Biguine et les bovins ne seront pas présents physiquement lors de cette édition, leur place dans l’histoire et l’identité du Salon International de l’Agriculture reste essentielle.

En 2026, le Salon reste un lieu de rencontres, de transmission et de dialogue entre les agriculteurs et le grand public. Venir au Salon, c’est soutenir les filières agricoles et celles et ceux qui les font vivre, dans une année particulière pour l’élevage français.

Biguine, la vache égérie du Salon International de l’Agriculture 2026 

Une grande première. Pour son édition 2026, le Salon International de l’Agriculture met à l’honneur une race bovine ultramarine : la Brahman.

Tout droit venue de Martinique, Biguine en est l’ambassadrice et devient la vache égérie du plus grand Salon de France.

En raison du contexte sanitaire exceptionnel lié à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), aucun bovin ne sera présent lors de l’édition 2026 du Salon International de l’Agriculture. Biguine ne pourra donc pas être accueillie physiquement à Paris Expo – Porte de Versailles.

Son rôle d’égérie demeure néanmoins intact : Biguine incarne la diversité des agricultures françaises et l’engagement des filières ultramarines.

Portrait de Biguine vache égérie du SIA 2026
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Un look atypique

Biguine est née en 2019, dans l’exploitation d’André Prosper à La Trinité en Martinique. « Elle a avancé vers moi, on aurait dit qu'elle faisait des pointes. D'où son nom "Biguine", qui est une danse créole très expressive et pleine de tendresse ! », se souvient André. Majestueuse et avenante, l’égérie a déjà démontré sa fibre maternelle à deux reprises. 
Descendante directe des zébus indiens, Biguine marque les esprits avec sa bosse imposante au-dessus du garrot, ses longues oreilles pendantes, son mufle noir et sa peau plissée au niveau du poitrail. Si elle représente à merveille le cheptel martiniquais, à dominante gris, blanc et cornu, la race Brahman s’habille de noir ou encore de rouge ailleurs dans le monde. 

Une vache rustique

La principale force de la Brahman, c’est sa capacité d’adaptation.

Biguine est résistante à la chaleur, à l’humidité et aux parasites tropicaux.

Les troupeaux sont le plus souvent élevés à l’herbe, avec un talent particulier pour la valorisation des fourrages grossiers. Si le premier veau arrive assez tardivement, après 3 ans, les mères peuvent produire jusqu’à l’âge de 15 ans. 

Pour André, la race Brahman « symbolise une agriculture à la fois productive et durable, et contribue au développement d'une production bovine résiliente face aux changements climatiques. » 

Troupeau de brahman en exterieur fond de mer
Portrait de André Prosper

André, un éleveur engagé

A la recherche d’une alternative à la culture de canne à sucre, alors dans une mauvaise passe, Roger Prosper se lance dans l’élevage et fait entrer les premières Brahman dans la vie de son fils André en 1975. C’est le début d’une belle histoire. 

André Prosper est aujourd’hui salarié au sein de l’exploitation agricole du Galion, et gère un cheptel de 300 vaches Brahman. Ce passionné œuvre au développement de la race depuis 40 ans, et ne compte pas s’arrêter là. 

Brahman derrière un tronc de palmier

Une chance unique

La race Brahman se fait encore très rare en métropole.

À travers Biguine, le Salon International de l’Agriculture met en lumière cette race emblématique des Outre-mer, son histoire et ses qualités exceptionnelles.
En 2026, le Salon continue de valoriser la diversité des filières agricoles françaises et de créer du lien entre le monde agricole et le grand public.

"Plus on avance, plus la fierté grandit : celle des Outre-mer, des éleveurs, et de toute l’agriculture française."
Jérôme Despey
Président du Salon International de l'Agriculture
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Le SIA met une vache ultramarine à l'honneur !

Jérôme Despey, président du Salon International de l'Agriculture, met en lumière la diversité de l'agriculture française.

Le saviez-vous ?

  • Le nom de la Brahman fait écho au mot « Brahmane », une caste traditionnelle indienne
  • La race s’est d’abord développée aux Etats-Unis avant de fouler le sol martiniquais dans les années 1950
  • L’Union des éleveurs de bovins Brahman (UEBB) structure la filière en Martinique et en Guyane 
  • Plus de 45 000 bovins sont inscrits au Livre Généalogique de la Race à ce jour
  • La Brahman est aussi utilisée en croisement avec des races à viande type Charolaise ou Limousine afin de conjuguer au mieux rusticité et conformation bouchère ! On parle alors de troupeaux « Brahmanisés ».
Troupeau de brahman avec veau

La race Brahmane présenté par André

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